Juste un petit article pour savoir, que rouler c’est bien mais utilisé son véhicule pour tous et n’importe quoi continue de détruire notre planète et notre santé. On fait des progrès dans tous les sens alors pourquoi pas aussi dans celui là. Merci pour votre attention.
Pensons aussi a respiré.
Première source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations, l'automobile accentue et développe même des maladies comme l'asthme et les bronchites chroniques notamment chez les plus fragiles. C'est aussi dans nos mouchoirs tachetés de suies que nous prenons conscience de la vulnérabilité de notre système respiratoire directement exposé aux particules les plus fines qui pénètrent dans les poumons.
Au niveau planétaire, la seule circulation routière est responsable en 2004 de 17% des émissions mondiales de CO2, le principal gaz à effet de serre directement impliqué dans le changement climatique en cours et qui menace à moyen terme la survie même de nos sociétés.
Bien sûr, des progrès sont réalisés : filtre à particules, essence sans plomb, biocarburants, common rail... et les défenseurs de l'automobile se hâtent de le rappeler. Au point que l'automobile apparaît quelques fois moins polluante que les transports en commun ! La réalité est hélas toute différente car la plupart de ces avancées ne sont efficaces qu'après un certain nombre de kilomètres parcourus, or 52% des déplacements automobiles font moins de 3 km ! (PDUIF, 2001) Et c'est justement durant cette période semée de ralentissements, de freinages et d'accélérations que la pollution automobile est maximale.
Prenons l'exemple de ce citadin qui sort son automobile pour se rendre chez le boulanger, qui se trouve - tout de même - à 300 m de son domicile. C'est ce même citadin que l'on reverra pleurnichant devant les médias sur le prix de l'or noir qui est délivré à la pompe, argumentant avec force et menaces que son niveau de vie en pâtit et qu'il serait temps... (je vous épargne la suite de ses affreuses souffrances).
Au final, et c'est fort peu relaté, des études menées récemment estiment que quelque 400 000 Européens meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique. Les maladies provoquées par la concentration actuelle de particules en suspension dans l’air entraînent plus de 100 000 hospitalisations supplémentaires chaque année. Des chiffres effarants qui rendent stériles toutes comparaisons avec les peurs actuelles qui monopolisent les moyens des gouvernements et les médias.
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